Thécamœbiens de lichens et mousses. Région méditerranéenne

Decloitre L.

1970 · Annales de la Société des Sciences Naturelles et d'Archéologie de Toulon et du Var · 22: 145-152

Abstract

Si l'on exclue quelques notes éparses ou remarques dans quelques travaux, il est évident que le travail de base, fondamental, que nous avons en France sur les Thécamœbiens de ces milieux bien particuliers, est celui de Thomas, constitué par un mémoire présenté le 26 mai 1961 à l'Université de Clermont-Ferrand. Malheureusement, ce travail est peu connu, même des spécialistes, car il n'a pas été distribué aussi largement qu'il le méritait. Thomas, à quelques exceptions près, a surtout étudié des régions soumises à un régime climatique atlantique. C'est pourquoi nous avons pensé, la côte méditerranéenne jouissant d'un climat et d'une faune bien particuliers, à étudier cette région en vue de connaître son peuplement. Dans ce but, nous avons choisi trois types de stations bien particulières : des lichens et mousses sur rocher calcaire, des lichens et mousses sur sol calcaire, des lichens et mousses sur tronc de vieil olivier. Ayant pris le même poids de chaque récolte, nous l'avons traité par notre appareil de séparation au CO₂, et étudié au microscope la totalité du produit séparé obtenu. Ce qui va nous permettre déjà une comparaison intéressante. Lichens et mousses, sur rocher ou sur sol ou sur olivier représentent des milieux biocénotiques beaucoup plus différents qu'on pourrait le penser, a priori, quant à la richesse absolue en Thécamœbiens, tout aussi grande quant aux espèces présentes ou pourcentage de présence d'une espèce donnée dans chaque milieu différent.