Deux genres nouveaux de Rhizopodes testacés
Abstract
Wailes a décrit [9] sous le nom de Cryptodifflugia eboracensis, un thécamœbien très caractéristique que j'ai déjà eu l'occasion de rencontrer plusieurs fois au cours de mes recherches sur les rhizopodes de diverses contrées françaises. Une étude un peu minutieuse de cet organisme me conduit à en faire aujourd'hui le type d'un genre nouveau. En effet, en le plaçant dans le genre Cryptodifflugia, Wailes en marquait parfaitement les affinités ; mais néanmoins il étendait, selon nous d'une manière peu heureuse, les limites de ce genre. Celui-ci a été créé en 1890 par Pénard [3] pour la Cryptodifflugia oviformis de laquelle il a redonné une description plus complète en 1902 [4]. Cette espèce possède une bouche régulièrement tronquée perpendiculairement au grand axe de la coque. Il en est de même de toutes les espèces qui depuis ont été rapportées au genre Cryptodifflugia : C. compressa Pénard 1902, C. sacculus Pénard 1902, C. valida Playfair 1917, C. crenulata Playf. 1917, C. pusilla Playf. 1917, C. angulata Playf. 1917 et C. minuta Playf. 1917. Ce genre paraît donc à l'heure actuelle établi sur des bases bien nettes. L'introduction parmi les espèces ci-dessus de formes plagiostomes telles que la Cryptodifflugia eboracensis Wailes me semble de nature à modifier par trop l'étendue de la notion générique chez les rhizopodes testacés.