Thécamoebiens d'une cressonière naturelle dans une seghuia de l'école nationale d'agriculture de Meknès (Maroc)
DOI: 10.1002/iroh.19660510209 Publisher page
Abstract
En 1902, PENARD écrivait, au sujet de la récolte des Thécamoebiens: «On fera toujours bien de ne récolter que le limon de la surface, revêtu le plus souvent d'un feutrage et particules végétales en décomposition. Dans la boue noire, plus profonde, on ne trouve en général que très peu de chose; cependant certaines espèces peuvent s'y récolter également et en particulier la Pelomyxa palustris qui semble affectionner tout particulièrement cette boue noire.» Plus loin, parlant des différents habitats des Thécamoebiens, il cite les sphagnums, les mousses sylvicoles, la faune profonde des lacs, etc… Il en oublie un, qu'il n'a jamais prospecté et qui semble bien être totalement ignoré à l'époque où écrit PENARD. On connaissait les bactéries du sol; si nos renseignements sont exacts, les ciliés n'étaient pas complètement inconnus dans le sol, mais les Thécamoebiens l'étaient et personne ne songeait à les y chercher. MARTIN-LEWIN en 1915 les signalait. Ensuite le premier travail important fut celui de GRANDORI en 1924 qui cite de nombreux Thécamoebiens qu'il a trouvés dans le sol. Ensuite les études se suivent rapidement; les plus importantes étant, pour les Thécamoebiens, seuls considérés ici, ceux de BICZOK en 1952 et 1956, de BONNET en 1958 et 1959, de BRODSKY en 1929, de THOMAS en 1955, de VARGA en 1936. Parmi ces auteurs, les uns ont étudié les Thécamoebiens qui sont dans le sol, d'autres ont cherché à indiquer ceux qui se trouvent particulièrement autour des racines des plantes comme BICZOK. C'est pourquoi, nous croyons utile aujourd'hui de rapporter nos observations faites sur les Thécamoebiens d'une cressonnière naturelle d'une séguia.